Vanessa Burggraf se confie

Vanessa Burggraf: "Malgré l'indécence de mon salaire, j'ai vécu l'enfer de la surexposition médiatique".

Elle a décidé de quitter l'antenne de France2 de son propre chef, laissant Laurent Ruquier devant l'insoutenable angoisse de la chaise vide en septembre. Celui-ci, en bon professionnel, a finalement trouvé une remplaçante de tout premier choix : Christine Angot qui parle comme elle écrit, c'est-à-dire avec les pieds.

Vanessa Burggraf a accepté de répondre à nos questions.

 

Le Télégramme de France : Toujours pas de regrets ?

 

Vanessa Burggraf : Oh, non, aucun ! L'année écoulée a été la pire de ma carrière. Les gens n'ont pas apprécié la spontanéité de mon mépris affiché plein cadre notamment devant le petit candidat ouvrier tout vilain dont j'ai oublié le nom. Vous savez, le à peine moustachu qui s'est présenté à la Présidentielle (elle éclate de rire) !

 

LTDF : Vous parlez de Philippe Poutou ; mais vous avez tout de même reçu des soutiens publics par rapport à cette histoire, non ? Audrey Pulvar, entre autres.

 

VB : Oh, oui, Audrey, c'est vrai. Elle a toujours su défendre les causes justes et ce que j'ai vécu après cet épisode alors qu'en fait, objectivement, les ouvriers sont répugnants, m'a beaucoup fait souffrir. C'est très sexiste d'insulter une femme méprisante.

 

LTDF : Vous aviez idée, avant d'accepter, que cela pourrait être si difficile ?

 

VB : Pas du tout (elle essuie quelques larmes) ! Vous savez, malgré mon salaire indécent, j'ai vécu l'enfer de la surexposition médiatique. Qui ne l'a pas vécu ne peut pas comprendre.

 

LTDF : Les gens de la rue vous ont soutenu parfois ?

 

VB : Non, jamais. Et pourtant, je ne suis pas la dernière à y aller de mon obole aux nécessiteux. C'est vraiment très injuste.

 

LTDF : Vous avez suivi le premier journal de 20h sur France2 présenté par Anne-Sophie Lapix ?

 

VB : Oui, je l'ai trouvée formidable. Le reportage d'investigation sur la rentrée scolaire en immersion dans une famille française pendant toute une journée était éblouissant et j'ai vraiment appris beaucoup à travers lui. Je n'imaginais pas que les cartables pouvaient être si lourds.

 

LTDF : Elle ne vous a pas paru un peu stressée ?

 

VB : Un peu, oui, mais c'est normal : la pression est énorme. Si elle se rate, c'est toute une profession sur laquelle ça rejaillira et, vous savez, c'est très dur à vivre. Surtout quand on ne vous laisse plus entrer au Rotary.

 

LTDF : On vous souhaite un bon retour sur France24.

 

VB : Merci à vous. J'ai hâte de commencer car on a préparé un sujet de fond sur les dictatures vénézuélienne et nord-coréenne qui s'opposent à la jolie démocratie américaine. Vous serez bluffés d'entendre absolument les mêmes fadaises que sur toutes les autres chaînes de la planète. C'est ça, la beauté de France24 : c'est internationalement con.